Conseils, Astuces et Techniques pour écrire un roman
1. Tri des idées.
A ce stade de votre écriture, vous avez noter un tas d’idées dans votre carnet, ou un « millier » de post-it suivant la méthode que vous avez choisi. Maintenant il faut faire le tri, et les classer pour savoir dans quel ordre, ils vont apparaitre dans le roman.
Exercice 1 : Commencez par relire touts vos idées, dégageant les idées fortes, les moments qui vous semblent les plus intenses dans votre histoire. Une fois vos idées fortes trouvées, éloignées celles qui vous semblent trop éloigné.
(Ex : vous avez décidé de raconter la vie d’un poisson, éviter d’ajouter un fantôme dans votre histoire. Les thématiques en sont trop éloignés. Par contre si vous cherchez un « méchant » pour votre poisson, un oiseau sera plus indiqué).
Le choix peut être difficile à le faire, mais il faut le faire, afin de pouvoir construire un récit cohérent. Vous pouvez toutefois conserver vos idées pour les utiliser dans une autre livre, un autre projet. Je n’ai jamais jeté une seule idée, elles sont toutes classées dans un fichier, et je pioche dedans dés que je peux. Vous pouvez ainsi constituer une « bible » d’idées.
Donc nous avons fais le choix de nos idées, on sait que ceci et cela vont rencontrer dans notre histoire, mais comment en déterminer l’ordre. Votre roman doit monter en suspense, les étapes pour atteindre le sommet pour votre héros doivent être de plus en plus dures, mais lui doit être aussi de plus en plus « fort ». Celui qu’il était au début de votre histoire n’aurait jamais pu réussir l’épreuve de fin.
Exercice 2 : Donc vous devez classer vos idées selon leur intensité. Un peu comme un escalier. Il monte, il monte afin d’atteindre le climax, qui est l’événement le plus riche en émotions, intensités, combat… Le moment où le héros affronte le méchant, celui où le policier arrête le criminel, celui où les amoureux vivent le moment le plus fort de leur histoire...
2. Création du plan
Donc pour créer votre plan, vous allez suivre un schéma narratif, il peut servir notamment de squelette sur lequel bâtir votre histoire.
Rappel du schéma narratif de base :
> Scène Initiale / Incipit
> Élément Perturbateur
> Péripéties
> Climax / Situation finale
> Dénouement
Ce qui peut vous aider dans la planification de votre roman.
> Les codes et tropes du genre dans lequel vous voulez écrire. Ce sont des spécificités du genre de votre récit aux quels il faut penser.
> Les autres romans. Vous pouvez vous inspirer des autres romans et voir comment ils ont structuré leurs récits.
Il faut aussi un rythme à votre roman, j’ai parlé d’escaliers quelques lignes plus haut, mais la taille des marches n’a pas besoin d’être uniformes. Au contraire une « marche » plus haute que les autres apportent des moments forts au récit, à votre histoire, dosez les rebondissements. Alors que les « marches » plus petites peuvent être des moments de repos pour votre héros, l’occasion de revoir ce qui a été accompli, d’approfondir une relation avec un autre personnage… Ces moments plus ou moins intenses doivent s’étaler tout le long du roman pour arriver au Climax qui est son apogée.
Exercice 3 :
Dans chaque partie du récit (situation initial, élément perturbateur… ) déterminer les événements, actions qui auront lieu dans chacune d’elle.
Dans la plupart des cas, la situation initiale présente le héros, qui il est, où il vient, ce qu’il fait. Vous pouvez faire une liste d’éléments que le lecteur doit savoir sur votre personnage au début de votre histoire. L’élément perturbateur va venir bouleverser son monde, et rompre cet équilibre de vie, cela peut être une rencontre, une catastrophe naturelle ou non, une révélation, une disparition, un enlèvement, un meurtre…
Dans les péripéties, c’est là que vont se jouer les scènes les plus importantes de votre roman. Vous pouvez le présenter sous la forme d’une frise chronologique plus ou moins élaboré. Vous pouvez aussi faire une « simple » liste par parties ou actes du récit…
Le climax marque l’intensité du roman, la situation finale, le moment où le héros affronte sa force antagoniste (le « méchant »). Il doit être intense, riche en émotion, avec un rythme soutenu. C’est la confrontation finale. Dans cette dernière partie, vous devez aussi répondre à toutes les questions que vous avez posé au cours de votre récit. Le héros est sur la dernière « marche de l’escalier », mais le « méchant » le pousse pour le faire tomber, il doit se battre pour atteindre le sommet.
Le Dénouement, il s’agit de la fin. Il doit assez court, le temps de présenter le nouvel environnement/équilibre de votre héros. Cette dernière touche d’émotions est celle que le lecteur aura à la fin de votre récit, elle doit donc marquer et être intense.
3. Peaufiner le plan
Maintenant que vous avez établi votre plan, il faut équilibrer les événements, et dynamiser les scènes, et d’harmoniser le tout.
Exercice 4 : Prenez un peu de hauteur avec votre plan, et essayer de trouver les éventuelles incohérences dans le récit. Alterner les types de scènes, et d’émotions, pour susciter les lecteurs.
Pour « contrôler » les scènes, voici quelques questions à se poser.
> Est-ce que mes idées/scènes servent mon intrigue, ou une intrigue secondaire en lien avec un personnage, ou un thème de mon roman.
> Est-ce qu’il y a une progression dans l’apprentissage de mon héros (cela peut être un apprentissage magique, mais aussi émotionnelle, ou au cours d’une enquête policière).
> Attention au « milieu » du roman, qui peut être mou, et manquer de rebondissements. Donc vous ne devez pas manquer de péripéties.
> A la fin du roman, est-ce que j’ai répondu à toutes les intrigues que j’ai ouvert dans mon roman. (Intrigues principales et secondaires).